lundi 2 septembre 2013

Cinglé du Mont Mégantic 8X, 1 sept 2013

Yes, je l'ai réussi mon défi 2013, 8 fois le Mont Mégantic en vélo de route, soit 4037 mètres de dénivelé, l'équivalent des Cinglés du Mont Ventoux (total des 3 routes qui vont au sommet) que j'ai fait en 2011.

Voici la preuve http://connect.garmin.com/activity/369377495

J'ai été sur le vélo pendant 7h28 et j'ai pris des petites pauses pour un total de 1h00.  Mes premières montées ont pris entre 37 à 40 minutes et les 4 dernières près de 47 minutes chacune car je prenais une petite pause de 2 minutes au lacet avant d'attaquer le top du mont.

La difficulté de cette montagne fait peur, une moyenne de 10,2 % sur 5,2 km, avec des pourcentages de 13%, 15% et même une section à 18%.  Les grands cols en France ont généralement 8% de pente environ mais des montées de 10 à 25 km.

Le défi au Mont Mégantic est de trouver l'équilibre entre l'endurance et la puissance requise pour grimper une telle montagne. 

C'est à la 5ième montée que j'ai cassé, les jambes n'avaient plus de puissance.  Dans ma tête je me disais que j'allais tenter une sixième montée et que c'était ma limite.

En mangeant une sandwich avec mon ami Jean-Pierre Morin (un ultra triathlète), il me disait que tout allait bien et qu'il m'en restait seulement 3 à faire....et que j'avais beaucoup de temps devant moi.  Pas question de lui dire que j'étais au bout du rouleau.  C'est pas une réponse à donner à un gars comme lui. Alors n'écoutant que mon orgueil, j'ai poussé sur les pédales et j'ai trouvé une stratégie alliant endurance et puissance pour finalement me taper les 3 dernières montées.

Merci Jean-Pierre pour ce coup de motivation et le support pendant cette très grosse journée.  En passant, Jean-Pierre a fait 3 fois le Mont Mégantic à 66 ans...Bravo.

Aux berges de l'Aurore, à 1,5 km du parc, auberge très sympa où l'on a couché la veille du Défi






En plein effort dans la pente à 18%
 

Le top du Mont Mégantic
 




  

jeudi 15 août 2013

24 heures du lac Beauport, Archibald, août 213


Cela fait déjà quelques années que j’avais « spotté » cet événement sans trop savoir le mode de fonctionnement.  Toutefois, tourner en rond autour du Lac Beauport sur un parcours très vallonné de 7,6km pendant 24 heures sans aucun temps d’arrêt me semblait de la pure folie. 

En 2011 je n’ai pas participé au fameux Paris-Brest-Paris (1 250 km en moins de 90 heures) car je n’aimais pas le fait d’être obligé de rouler la nuit, certainement sous la pluie, sur des chemins ouverts à la circulation et ce, avec très peu de sommeil.  Je trouvais cela trop dangereux….et ma blonde aussi.

Pour 2013, désirant toujours faire des épreuves de longue distance en vélo, mais dans un environnement sécuritaire, je me suis alors vraiment intéressé au 24 heures du Lac Beauport.  Une activité organisée par une OSBL pour ramasser de l’argent pour 4 fondations principalement pour des jeunes, dont Rêves d’enfants. 

Alors GO pour le Défi et GO pour aider les jeunes.  J’ai décidé que mon budget de compétitions ira cette année à cette activité. 

C’est quoi ce 24 heures?

En fait, les cyclistes du 24 heures roulent toujours en un seul peloton à une vitesse moyenne très raisonnable de 22 km/hr : on monte les côtés à 12km/hr et on se laisse aller dans les descentes.  Ce n’est pas comme une course et personne ne cherche à impressionner personne.   En fait c’est une belle camaraderie qui s’installe entre les vétérans et les nouveaux.  Certains le font en équipe et se relaie lorsqu’il le désire  et d’autres en solo pour tenter de faire le 24 heures sans manquer un seul tour.  En 2013 nous étions 35 cyclistes dont 6 inscrits en solo.
 
L’activité est très bien organisée et sécuritaire.  Une voiture de tête accompagne le peloton en tout temps et un camion protège nos arrières.  La nuit la voiture de tête est même équipée d’un système d’éclairage assez ludique.


  

Les bénévoles, près de 60, sont omniprésents et expérimentés.  Il en a sur le parcours pour arrêter le trafic et nous permettre de rouler sans arrêt, comme ma blonde Linda a fait.  Il y a aussi qui nous fournissent de la bouffe au point de ravitaillement à chaque heure.  Le menu est connu d’avance.  Si on veut quelque chose de différent, on n’a qu’à l’apporter.

Dans le peloton, un cycliste a une radio pour être en contact avec les voitures et le point de ravitaillement.  Si un cycliste a besoin de quelque chose (bouffe, vêtement), le radioman  contacte le contrôleur, place la demande et un bénévole va chercher le bien convoité afin de le remettre rapidement au cycliste lorsqu’il passe au point de ravitaillement.  C’est super efficace. 

C’est bien beau tout cela mais comment on fait pour pédaler pendant 24 heures et ce, sans manquer un seul tour ?

C’est certain qu’il faut être très bien entraîné, surtout à monter des côtes car en pratique on ne fait que monter et descendre sur ce parcours. 

·         Il faut être prêt mentalement  à rouler très très très longtemps.  En fait, il faut oublier la notion de temps.  On parle avec les autres, on boit à chaque tour, on mange à chaque deux tours, etc.  On échange aussi avec des joueurs de hockey de la NHL (Mathieu Garon du Lightning, Steve Bernier des Devils) qui ont peu d’expérience en vélo de route mais qui font l’effort de venir supporter la bonne cause.  Il y avait aussi Yvan Waddell, un cycliste olympique, qui nous a accompagné comme commanditaire principal pour Archibald.

·         Il faut être toujours à l’écoute de notre corps.  Si on a froid ou chaud, il faut ajuster nos vêtements assez rapidement.  Si on a un problème à un genou ou dans le haut du dos par exemple, on essaie de changer notre position pour que le mal passe et on prend deux advils pour engourdir le mal.

·         Lorsqu’on doit aller aux toilettes, on doit alors devancer le peloton pour gagner du temps puis le rattraper pour ne pas perdre un tour. J’ai été chanceux car j’ai eu besoin de faire seulement une dizaine de pipi sur le bord du chemin en 30-40 secondes.   J’espérais ne pas avoir besoin de faire de no 2 afin de ne pas m’éloigner trop du peloton.

·         Pendant la nuit, il faut combattre le sommeil évidemment.  Les paupières sont lourdes et avec la fatigue il faut faire de grands efforts pour garder les yeux ouverts.  Pour m’aider j’ai pris un wake up vers 23h  et un autre vers 3h.  L’on doit garder en tout temps le focus sur la route et surtout dans les descentes de 50-60 km/hr.   En fait c’est l’aspect qui m’inquiétait le plus car je ne suis pas un bon descendeur.  J’ai déjà fait des 24 heures à pied (Mont Saint-Anne) et en ski de fond et c’est pas mal moins risqué qu’en vélo.

·         Finalement au niveau de la bouffe, il faut bien se connaître.  J’ai une bonne expérience à ce sujet et en tout temps j’ai été bien contenté par le menu qui était proposé.  J’avais en complément mes jujubes habituels, mes sachets de compote de fruits,  des carrés aux dattes et des carrés aux rice krispies.   

Sur un 24 heures le moment le plus attendu est le lever du soleil.  Aussitôt que le ciel commence à s’éclairer, notre esprit se revigore et on sent un regain d’énergie.   Pendant la nuit, c’est relativement froid surtout dans les descentes à 60 km/hr.  Le corps est content de sentir la chaleur rayonnante du soleil et on n’a plus besoin de combattre le froid.  Le matin on a aussi une nouvelle énergie qui vient avec l’arrivée progressive de nouveaux cyclistes.  Pendant la nuit on a été quelques heures seulement 5 cyclistes.  C’est une très petite gang pour se garder motiver.  Le renfort des autres est donc très important.

Et puis le résultat final! ,

Eh oui, j’ai réussi ce nouveau défi avec beaucoup de fierté.  Je m’étais donné comme objectif de faire 20 heures car je pensais bien devoir sauter des tours pour bien manger, me changer et aller aux toilettes.  Finalement j’ai réussi à m’adapter rapidement au mode de fonctionnement du groupe et réussi à tout faire.  Je suis particulièrement heureux car j’ai su, le vendredi avant l’événement, que l’enfant qui va profiter de la bourse remis à Rêves d’enfants est le neveu (Charles Desrochers 13 ans) d’une très bonne amie du bureau, Mireille Ouellet.
 
 Michel (gauche) et Charles à droite
On est  4 nouveaux amis cyclistes (Francis Cloutier, Alexandre Moisan, Patrick Vien) qui ont réussi en 2013 de faire le 24 heures et il y a aussi deux marcheurs avec 14 tours, 106 km (Beniamino Colombo, Marlène Bouillon).

Michel, Alexandre, Beniamino, Marlène, Francis, Patrick et la mascotte Rêves d'enfants

 On a fait 59 tours du lac pour un total de 447 km et un dénivelé de 7 716 mètres.

Plus de 47 500$ ont été récoltés en dons et commandites et seront remis aux fondations suivantes : Fondation Rêves d’Enfants, La Fondation québécoise du cancer, La Maison des Jeunes Lac-Beauport et La Fondation Cité-Joie.

Un gros merci à l’organisateur en chef, Philippe Canac-Marquis, et à sa gang de bénévoles pour avoir réussi à nous faire vivre un très beau 24 heures.



Philippe en pleine forme

 

samedi 23 février 2013

Défi 2013

C'est décidé, je vais focuser sur le vélo cet été et non sur la course à pied.

Mon défi sera de faire Les cinglés de Mont Mégantic, une nouveauté de moi-même en amériques copiée sur Les cinglés de Mont Ventoux.

Alors pour faire l'équivalent du dénivellé des 3 routes du Mont-Ventoux (4400 mêtres), il faut faire le Mont Mégantic (544 mêtres) 8 fois dans la même journée. Si cela vous intéresse, faites-moi signe.

Je vais donc me faire un plan d'entraînement en conséquence, et encore une fois, essayer de perdre du poids...

Voici un plan préliminaire

Courses/Training

Février/mars, entraînement de vélo intérieur avec mon ami Jean-Pierre Morin:  2 heures le samedi et un autre 2 heures le dimanche

Début mars: Tour of Sufferlandria (11 heures de vélo en mode intervalle sur 9 jours consécutifs):  Moi et Jean-Pierre on va le faire en 3 jours

Mai, le 25, Raid en vélo Banque Nationale, Parcours des anses.

Juin, 25 et 26, aller au Nouveau Brunswick pour voir la belle-famille, soit 600 km en 2 jours de vélo

Août, 10 et 11, le 24h du Lac Beauport pour des causes réliées aux enfants.  Je vais voir combien d'heures je vais tenir...Objectif 20 heures.
Août, 17 ou 18, Les cinglés du Mont Méganctic (Mon Défi 2013) 
Septembre, le 7, Marathon du Médoc, France (avec 2 semaines de vacances)