C'est fait, c'est réglé correctement. Pas d'accident, pas de blessure, pas de problème d'alimentation et juste un peu de pluie la dernière journée. Par contre, du vent, du vent et toujours du vent de face. Éole était contre moi...
J'ai donc finalement fait 1 250 km en 52 heures de vélo en déplacement. C'était mon objectif minimal, soit la distance de Paris-Brest-Paris. Ma cible de 1 500 km était très agressive. J'avais besoin d'une météo normale avec des vents d'ouest. J'avais estimé mes chances de réussite à 10%.
Malgré cela je suis satisfait de ce défi à 8/10. J'ai travaillé fort à tous les jours. De 6h à 19h en moyenne j'étais en vélo sauf la dernière journée où j'ai arrêté à 14h30 face à un Éole trop fort.
Ce qui a été difficile mentalement c'est de travailler fort tous les jours contre la montre. Je voulais maintenir une moyenne de 25km/hr afin de faire 300 km/jour avant 19h00. J'ai atteint cette moyenne seulement le jour 2.
Dès la première journée, je n'ai pas atteint mon objectif de 330 km où j'avais prévu un vent d'ouest. Le vent du Nord-Est était plutôt au rendez-vous et à 19h30 j'arrivais à Rimouski, épuisé et non à Sainte-Flavie. Une chance que Diane Bussière, mon ange gardien, était là pour me ramasser. Elle l'a fait 4 fois sur les 5 jours...
Un autre gros défi de réaliser. J'ai découvert ma capacité de récupérer rapidement jour après jour et de ne pas lâcher même si l'objectif ultime ne pouvait être atteint. Je suis aussi satisfait de ma préparation: ma condition physique était à point ainsi que mon alimentation (plan fait par ATP Nutrition).
Après trois ans d'entraînement en ultra endurance pour le vélo, j'ai réussi un défi extrême qui a permis encore une fois d'explorer mes limites physiques et mentales.
Merci particulièrement à Diane de m'avoir accompagné pendant ce périple un peu fou, à Linda (mon épouse) d'accepter que je m'entraine autant et de me supporter en tout temps, à Yvan et Jean-Pierre Gagné qui m'ont aidé à affronter le vent sur les 100 premiers km du jour 1.
Michel Maranda, au repos pour quelques jours
lundi 18 juillet 2011
Détails jour 1: Lévis - Rimouski
Distance 300,4 km, Temps sur le vélo 12h15, Moyenne 24,5 km/hr, Gain élévation 982 mètres
Une première journée des plus décevantes. La commande était grosse, soit de me rendre à Sainte-Flavie, 330 km, en espérant que le vent habituel d'ouest soit avec moi. Eh non, il a viré durant la nuit et je vais l'avoir de face jusqu'à destination. Un départ très difficile. Avant même de donner le premier coup de pédale, mon objectif ultime de 1 500 km semblait déjà hors-portée.
Au moins je n'étais pas seul ce premier matin à 5h30. Diane était venu m'encourager et ramasser mes bagages.
Sur la photo ci-dessous, voici un aperçu de la bouffe que je vais manger lorsque je serai en vélo: barres Vector, barres aux fruits, sachets de compote de pommes, gel GU, gommes à macher GU, gauffre GU, carrés de Rice Krispies, biscuits pattes d'ours, dattes et raisins secs, Gatorade, etc.
Vers 5h45 j'avais aussi rendez-vous avec mon ami Yvan Gagné, car il m'avait offert de m'accompagner pour le début de cette grande aventure. On a pris son frère Jean-Pierre à Montmagny et ils m'ont tiré jusqu'à La Pocatière. Cela a été profitable pour moi car après j'étais fin seul contre le vent.
À partir de Rivière Ouelle, j'était vraiment découragé: ma vitesse oscillait entre 18 et 22 km/hr. Je me demandais quand j'allais casser. Je me suis donc donné comme objectif de me rendre jusqu'au village de Kamouraska (environ 145km), de prendre un bon break et de manger dans un bistro.
Cela ma motivé et km après km face au vent, je progressais. J'essayais de ne pas penser au retard que j'avais sur mon horaire théorique, qui était de faire 150 km pour midi.
Finalement vers 12h30, j'était à Kamouraska dans un merveilleux bistro. Après un bon sandwich extra jambon et deux verres de jus de légumes, je suis reparti vers 13h15 sans trop savoir où j'allais me rendre. Mon nouvel objectif était Rivière-du-Loup (180 km).
Dans cette région, la route 132 sillonne à travers des champs. Il n'y a pas d'arbres pour couper le vent, la route est plate dans tous les sens du terme. Le vélo progresse lentement, les muscles des jambes sont fatigués de pousser constamment sans répit et le mental ne sait plus quoi penser.
Arrivé à Rivière-du-Loup je prend un autre break et je déguste un bon popsicle. C'est évident que je n'arriverai pas à Sainte-Flavie. Je focus donc pour Rimouski et 300km.
Le reste du chemin est arride. Encore des champs et des champs. Au moins à Trois-Pistoles la route est valonnée.
Rendu à Bic, je sais que je vais me rendre à Rimouski mais que ce sera vers 19h30. J'appelle donc Diane afin de lui donner rendez-vous à l'Hotel Rimouski près de la piste cyclable.
Après avoir pédalé 5 km par 5 km afin de me motiver, je coise Diane sur le piste cyclable. Je fais un 2 km de plus afin d'avoir à mon compteur un beau et gros 300 km bien net.
Je fais donc le reste du parcours en auto jusqu'à Mon Joli Motel et on soupe au resto du motel: pavé de flétan.
Une première journée des plus décevantes. La commande était grosse, soit de me rendre à Sainte-Flavie, 330 km, en espérant que le vent habituel d'ouest soit avec moi. Eh non, il a viré durant la nuit et je vais l'avoir de face jusqu'à destination. Un départ très difficile. Avant même de donner le premier coup de pédale, mon objectif ultime de 1 500 km semblait déjà hors-portée.
Au moins je n'étais pas seul ce premier matin à 5h30. Diane était venu m'encourager et ramasser mes bagages.
Sur la photo ci-dessous, voici un aperçu de la bouffe que je vais manger lorsque je serai en vélo: barres Vector, barres aux fruits, sachets de compote de pommes, gel GU, gommes à macher GU, gauffre GU, carrés de Rice Krispies, biscuits pattes d'ours, dattes et raisins secs, Gatorade, etc.
Vers 5h45 j'avais aussi rendez-vous avec mon ami Yvan Gagné, car il m'avait offert de m'accompagner pour le début de cette grande aventure. On a pris son frère Jean-Pierre à Montmagny et ils m'ont tiré jusqu'à La Pocatière. Cela a été profitable pour moi car après j'étais fin seul contre le vent.
À partir de Rivière Ouelle, j'était vraiment découragé: ma vitesse oscillait entre 18 et 22 km/hr. Je me demandais quand j'allais casser. Je me suis donc donné comme objectif de me rendre jusqu'au village de Kamouraska (environ 145km), de prendre un bon break et de manger dans un bistro.
Cela ma motivé et km après km face au vent, je progressais. J'essayais de ne pas penser au retard que j'avais sur mon horaire théorique, qui était de faire 150 km pour midi.
Finalement vers 12h30, j'était à Kamouraska dans un merveilleux bistro. Après un bon sandwich extra jambon et deux verres de jus de légumes, je suis reparti vers 13h15 sans trop savoir où j'allais me rendre. Mon nouvel objectif était Rivière-du-Loup (180 km).
Dans cette région, la route 132 sillonne à travers des champs. Il n'y a pas d'arbres pour couper le vent, la route est plate dans tous les sens du terme. Le vélo progresse lentement, les muscles des jambes sont fatigués de pousser constamment sans répit et le mental ne sait plus quoi penser.
Arrivé à Rivière-du-Loup je prend un autre break et je déguste un bon popsicle. C'est évident que je n'arriverai pas à Sainte-Flavie. Je focus donc pour Rimouski et 300km.
Le reste du chemin est arride. Encore des champs et des champs. Au moins à Trois-Pistoles la route est valonnée.
Rendu à Bic, je sais que je vais me rendre à Rimouski mais que ce sera vers 19h30. J'appelle donc Diane afin de lui donner rendez-vous à l'Hotel Rimouski près de la piste cyclable.
Après avoir pédalé 5 km par 5 km afin de me motiver, je coise Diane sur le piste cyclable. Je fais un 2 km de plus afin d'avoir à mon compteur un beau et gros 300 km bien net.
Je fais donc le reste du parcours en auto jusqu'à Mon Joli Motel et on soupe au resto du motel: pavé de flétan.
Détails jour 2: Sainte-Flavie - Grande Vallée
Distance 268,4 km, Temps de vélo 10h11, Moyenne 26.0 km/hr, Gain élévation 1 773 mètres
Ma plus belle journée de l'aventure. Des paysages extraordinaires, presque toujours sur le bord de la mer, un parfum permanent d'air salin, wow. Un incontournable à voir au Québec.
Départ ves 6h00 du matin avec encore de la déception de la journée précédente. L'objectif est de 268 km et je sais que je vais affronter des côtes vers la fin. Je suis toutefois prêt, les côtes j'aime ça et je suis bien préparé après avoir gravi le Mont-Ventoux trois fois dans la même journée (69 km de montée au total).
La route est variée: c'est valonnée, il y a des virages, tout à fait différent de la veille. Je respire l'air salin à plein poumon et je me plais sur le bord de la mer. Je suis enfin plus relax. Je sais que j'ai de bonne chance d'atteindre mon objectif qui est Grande-Vallée. Je prends donc un peu de temps pour prendre quelques photos.
J'atteind mon objectif de 150 km pour midi à Sainte-Anne-des-Monts avec une moynne de 26,5 km/hr. Le bonheur reviens. Je mange un panini au saumon fumé dans un resto sur le bord de la mer avec Diane.
Je reprends la route et je découvre un accottement extra large pour vélo. Le bonheur total. Il y a peu de village mais on est toujours à quelques mètres du bord de mer. C'est super.
Arrivé à Mont-Saint-Pierre, c'est l'apothéose. Quel paysage et beau village. J'en profite pour manger mon popsicle en roulant tranquillement sur leur sentier aménagé près de la plage.
Arrivé près de Sainte-Madeleine, je sais que les côtes vont bientôt me faire suer. Je commence à grimper après 245 km au compteur. Ce sera de bonnes côtes de 10 à 12% et des descentes pendant une vingtaine de km. La plus grosse est de 6 km pour un dénivellé de 181 mètres. J'ai des données précises car j'ai avec moi un GPS Garmin 705 pour vélo.
Entre deux côtes, j'appelle Diane au cellulaire pour l'informer de ma progession: j'ai pas de réponse. Après quelques tentatives je suis inquiet car j'ai vu deux ambulances filer à toute allure vers Grande-Vallée. A-t-elle manqué une courbe, manquer de freins....
Eh bien non, arrivé au Motel Frigault des Monts, elle m'attend dans sa chaise en discutant avec des travailleurs pour les futurs éoliennes et qui sont en pension durant la semaine au Motel. C'est simplement un problème de communication avec son cellulaire de Bell pour cette région. Pourtant le mien avec Koodo, fonctionnait bien...
Souper dans un petit resto du coin: club au homard et une bonne bière.
Ma plus belle journée de l'aventure. Des paysages extraordinaires, presque toujours sur le bord de la mer, un parfum permanent d'air salin, wow. Un incontournable à voir au Québec.
Départ ves 6h00 du matin avec encore de la déception de la journée précédente. L'objectif est de 268 km et je sais que je vais affronter des côtes vers la fin. Je suis toutefois prêt, les côtes j'aime ça et je suis bien préparé après avoir gravi le Mont-Ventoux trois fois dans la même journée (69 km de montée au total).
La route est variée: c'est valonnée, il y a des virages, tout à fait différent de la veille. Je respire l'air salin à plein poumon et je me plais sur le bord de la mer. Je suis enfin plus relax. Je sais que j'ai de bonne chance d'atteindre mon objectif qui est Grande-Vallée. Je prends donc un peu de temps pour prendre quelques photos.
J'atteind mon objectif de 150 km pour midi à Sainte-Anne-des-Monts avec une moynne de 26,5 km/hr. Le bonheur reviens. Je mange un panini au saumon fumé dans un resto sur le bord de la mer avec Diane.
Je reprends la route et je découvre un accottement extra large pour vélo. Le bonheur total. Il y a peu de village mais on est toujours à quelques mètres du bord de mer. C'est super.
Arrivé à Mont-Saint-Pierre, c'est l'apothéose. Quel paysage et beau village. J'en profite pour manger mon popsicle en roulant tranquillement sur leur sentier aménagé près de la plage.
Arrivé près de Sainte-Madeleine, je sais que les côtes vont bientôt me faire suer. Je commence à grimper après 245 km au compteur. Ce sera de bonnes côtes de 10 à 12% et des descentes pendant une vingtaine de km. La plus grosse est de 6 km pour un dénivellé de 181 mètres. J'ai des données précises car j'ai avec moi un GPS Garmin 705 pour vélo.
Entre deux côtes, j'appelle Diane au cellulaire pour l'informer de ma progession: j'ai pas de réponse. Après quelques tentatives je suis inquiet car j'ai vu deux ambulances filer à toute allure vers Grande-Vallée. A-t-elle manqué une courbe, manquer de freins....
Eh bien non, arrivé au Motel Frigault des Monts, elle m'attend dans sa chaise en discutant avec des travailleurs pour les futurs éoliennes et qui sont en pension durant la semaine au Motel. C'est simplement un problème de communication avec son cellulaire de Bell pour cette région. Pourtant le mien avec Koodo, fonctionnait bien...
Souper dans un petit resto du coin: club au homard et une bonne bière.
Détails jour 3: Grande-Vallée - Paspébiac
Distance 282 km, Temps de vélo 11h41, Gain en élévation 2 700 mètres
La journée où j'ai vécu la pire avant-midi et la plus belle après-midi. Tout un contraste.
En partant de Grande-Vallée je savais qu'il y avait encore des côtes mais je n''avais pas d'idée sur le nombre de km et le niveau de difficulté. Il y avait tellement de personne qui m'avais parlé des côtes de La Madeleine que j'avais passé la veille, que je pensais que le pire était fait...
Eh bien non, de Grande-Vallée à Rivière-au-Renard, je me suis tapé 63 km non stop avec un grosse chaleur. J'en ai sué un bon coup. J'ai pris régulièrement des capsules d'électrolytes pour compenser mes pertes élevées de sodium. J'ai eu droit à deux murs de 14%. La plus longe côte était de 10,3 km. J'aime les côtes mais encore là je savais que je perdais beaucoup de temps. L'objectif de la journée était New Richmond, soit 320 km. C'était en fait beaucoup trop et encore là j'étais découragé de ne pas pouvoir m'y rendre.
Arrivé à Rivière-au-Renard, Diane m'y attendait et je devais absolument manger. Après une sandwich au poulet et un jus de légumes je repartais avec le moral au plus bas.
Sur la route 197 (je n'ai pas fait le Parc Forillon) la route montait encore: des faux plats à ne plus finir. Je savais que j'allais redescendre mais encore là je perdais beaucoup de temps et d'énergie.
J'ai finalement arrêté diner avec Diane au club de Golf de Fort Prevel entre Gaspé et Percé. Une autre sandwich aux oeufs et encore un jus de légumes pour le sodium. On se donne rendez-vous à Percé afin que Diane profites de ce super village.
Je reprends la route après une bonne pause de 40 minutes. Les villages sont modestes et le paysage ordinaire. Par contre, le vent est absent. Le moral reviens car pour la première fois je roule à 30-32 km/hr. J'ai de bonnes sensations et enfin je fais du vélo comme je suis capable.
Avant Percé, il y a de bonnes côtes. Je le sais et je me sens prêt. J'ai bien récupéré et le moral est bon. Je les attaque et sans grande difficulté je les grimpe assez bien. Arrivé en haut de la dernière je prends la peine de prendre une photo souvenir.
J'appelle Diane et elle est au quai. Je lui dis que je continue, mon feeling est bon et que je veux en faire le plus possible. J'ai au compteur 170 km et il est près de 15h30. Je repars et j'ai enfin un vent de dos. Youppi.
Je roule, je roule et je roule. J'ai un super bon feeling mais si je sais que New Richmond est inatteignable avant la noirceur. Je me rend compte que je me suis trompé de 20 km dans les distances. C'était finalement une étape de 340 km et non de 320. Je voulais donc que Diane en fasses le moins possible pour venir me récupérer. Tout un défi comtre la montre, encore un fois.
Je l'appelle donc vers 18h00 à l'hôtel et lui demande de venir me chercher à partir de 19h00. On se croise à Paspebiac vers 19h45 et j'ai au compteur 282 km. On va en faire près de 60 en auto.
On mange un subway sur le pouce car il est trop tard pour aller au resto.^
La journée où j'ai vécu la pire avant-midi et la plus belle après-midi. Tout un contraste.
En partant de Grande-Vallée je savais qu'il y avait encore des côtes mais je n''avais pas d'idée sur le nombre de km et le niveau de difficulté. Il y avait tellement de personne qui m'avais parlé des côtes de La Madeleine que j'avais passé la veille, que je pensais que le pire était fait...
Eh bien non, de Grande-Vallée à Rivière-au-Renard, je me suis tapé 63 km non stop avec un grosse chaleur. J'en ai sué un bon coup. J'ai pris régulièrement des capsules d'électrolytes pour compenser mes pertes élevées de sodium. J'ai eu droit à deux murs de 14%. La plus longe côte était de 10,3 km. J'aime les côtes mais encore là je savais que je perdais beaucoup de temps. L'objectif de la journée était New Richmond, soit 320 km. C'était en fait beaucoup trop et encore là j'étais découragé de ne pas pouvoir m'y rendre.
Arrivé à Rivière-au-Renard, Diane m'y attendait et je devais absolument manger. Après une sandwich au poulet et un jus de légumes je repartais avec le moral au plus bas.
Sur la route 197 (je n'ai pas fait le Parc Forillon) la route montait encore: des faux plats à ne plus finir. Je savais que j'allais redescendre mais encore là je perdais beaucoup de temps et d'énergie.
J'ai finalement arrêté diner avec Diane au club de Golf de Fort Prevel entre Gaspé et Percé. Une autre sandwich aux oeufs et encore un jus de légumes pour le sodium. On se donne rendez-vous à Percé afin que Diane profites de ce super village.
Je reprends la route après une bonne pause de 40 minutes. Les villages sont modestes et le paysage ordinaire. Par contre, le vent est absent. Le moral reviens car pour la première fois je roule à 30-32 km/hr. J'ai de bonnes sensations et enfin je fais du vélo comme je suis capable.
Avant Percé, il y a de bonnes côtes. Je le sais et je me sens prêt. J'ai bien récupéré et le moral est bon. Je les attaque et sans grande difficulté je les grimpe assez bien. Arrivé en haut de la dernière je prends la peine de prendre une photo souvenir.
J'appelle Diane et elle est au quai. Je lui dis que je continue, mon feeling est bon et que je veux en faire le plus possible. J'ai au compteur 170 km et il est près de 15h30. Je repars et j'ai enfin un vent de dos. Youppi.
Je roule, je roule et je roule. J'ai un super bon feeling mais si je sais que New Richmond est inatteignable avant la noirceur. Je me rend compte que je me suis trompé de 20 km dans les distances. C'était finalement une étape de 340 km et non de 320. Je voulais donc que Diane en fasses le moins possible pour venir me récupérer. Tout un défi comtre la montre, encore un fois.
Je l'appelle donc vers 18h00 à l'hôtel et lui demande de venir me chercher à partir de 19h00. On se croise à Paspebiac vers 19h45 et j'ai au compteur 282 km. On va en faire près de 60 en auto.
On mange un subway sur le pouce car il est trop tard pour aller au resto.^
Détails jour 4: New Richmond - Rimouski
Distance 250,5 km, Temps de vélo 10h30, Gain élévation 1 070 mètres
Une journée des plus frustrantes. La veille j'avais fini avec le vent dans le dos. Donc, je m'attendais à avoir son aide pendant la journée et avoir peu de vent dans la vallée de la Matapédia.
Lever comme d'habitude à 5h00 et départ à 6h00. Je n'ai pas faim au lever. Je mange peu et je prévois manger une sandwich aux oeufs dans 2 à 3 heures, soit vers Pointe-à-la-Croix qui est près du début de la vallée.
J'avais aussi convenu avec Diane que dans la sud de la vallée, considérant qu'il y a peu de villages sur au moins 60 km, elle allait m'attendre à différents endroits afin d'éviter que je manque de liquide.
La première heure est superbe jusqu'à Carleton-sur-Mer. Pas de vent et beau paysage. Il y a des yourtes flottantes à louer. Tout un trip de nature.
Le vent se lève et je l'ai de face. Je me dis, c'est pas grave, dans la vallée il y en aura pas. Je roule donc face au vent jusqu'à Matapédia et je mange finalement ma sandwich aux oeufs.
Dans la vallée, je suis toujours pris avec ce maudit vent. Il vient du Nord et en plus je suis toujours sur des faux plat montant.
Le paysage de la rivière avant Routhierville est toutefois de toute beauté. Diane m'attend dans un rest area avec une bonne bouteille de lait au chocolat et je remplis une gourde de jus d'orange. Il fait super chaud et on cuit au soleil. Je m'étends quelques minutes et prends quelques photos.
Au départ je conviens avec Diane de m'attendre à Ste-Florence soit à environ 30 km. Je bois 1,5 litres à l'heure et je devrais de nouveau m'approvisionner.
Je repars donc avec le sentiment qu'encore une fois je ne pourrai pas atteindre mon objectif de la journée, soit Rimouski. Ma vitesse moyenne est de seulement 24 km/hr et il fait super chaud.
À Sainte-Florence, j'avance peu, le vent est fort et j'ai très chaud. J'arrête dans un dépanneur pour mon fameux popsicle. Ah qu'il est rafraîchissant. Diane me rejoint et je décide d'embarquer avec elle jusqu'à Amqui, soit 35km plus loin. Cela va me donner une chance de me rendre à Rimouski car je suis en retard sur mon horaire.
Ce fut une bonne décision, car il n'y a pas d'accottement pour les vélos entre ces deux villages. Rendu à Amqui et après un léger repos, je repars avec comme objectif de me rendre à Rimouski.
Village après village, de 10km à 10km environ, je progresse assez bien. La route n'est trop difficile.
Arrivé à Sainte-Luce-sur-Mer, j'appelle ma blonde Linda qui venait nous rejoindre à Rimouski afin de m'encourager pour la fin de ce périple. Je lui dis que je suis assis sur un banc en train de relaxer en admirant la mer. Dix minutes plus tard, je remonte sur ma monture et j'arrive à l'Hôtel Rimouski vers 19h30. Encore une longue journée. Souper avec filet mignon et fromage bleu. Je me couche en écoutant la fin d'une étape de montagne du Tour de France: incroyable de les voir grimper si vite après avoir fait tant de kilomètres. Autant je suis impressionné d'eux, autant que je me trouve ordinaire.
Une journée des plus frustrantes. La veille j'avais fini avec le vent dans le dos. Donc, je m'attendais à avoir son aide pendant la journée et avoir peu de vent dans la vallée de la Matapédia.
Lever comme d'habitude à 5h00 et départ à 6h00. Je n'ai pas faim au lever. Je mange peu et je prévois manger une sandwich aux oeufs dans 2 à 3 heures, soit vers Pointe-à-la-Croix qui est près du début de la vallée.
J'avais aussi convenu avec Diane que dans la sud de la vallée, considérant qu'il y a peu de villages sur au moins 60 km, elle allait m'attendre à différents endroits afin d'éviter que je manque de liquide.
La première heure est superbe jusqu'à Carleton-sur-Mer. Pas de vent et beau paysage. Il y a des yourtes flottantes à louer. Tout un trip de nature.
Le vent se lève et je l'ai de face. Je me dis, c'est pas grave, dans la vallée il y en aura pas. Je roule donc face au vent jusqu'à Matapédia et je mange finalement ma sandwich aux oeufs.
Dans la vallée, je suis toujours pris avec ce maudit vent. Il vient du Nord et en plus je suis toujours sur des faux plat montant.
Le paysage de la rivière avant Routhierville est toutefois de toute beauté. Diane m'attend dans un rest area avec une bonne bouteille de lait au chocolat et je remplis une gourde de jus d'orange. Il fait super chaud et on cuit au soleil. Je m'étends quelques minutes et prends quelques photos.
Au départ je conviens avec Diane de m'attendre à Ste-Florence soit à environ 30 km. Je bois 1,5 litres à l'heure et je devrais de nouveau m'approvisionner.
Je repars donc avec le sentiment qu'encore une fois je ne pourrai pas atteindre mon objectif de la journée, soit Rimouski. Ma vitesse moyenne est de seulement 24 km/hr et il fait super chaud.
À Sainte-Florence, j'avance peu, le vent est fort et j'ai très chaud. J'arrête dans un dépanneur pour mon fameux popsicle. Ah qu'il est rafraîchissant. Diane me rejoint et je décide d'embarquer avec elle jusqu'à Amqui, soit 35km plus loin. Cela va me donner une chance de me rendre à Rimouski car je suis en retard sur mon horaire.
Ce fut une bonne décision, car il n'y a pas d'accottement pour les vélos entre ces deux villages. Rendu à Amqui et après un léger repos, je repars avec comme objectif de me rendre à Rimouski.
Village après village, de 10km à 10km environ, je progresse assez bien. La route n'est trop difficile.
Arrivé à Sainte-Luce-sur-Mer, j'appelle ma blonde Linda qui venait nous rejoindre à Rimouski afin de m'encourager pour la fin de ce périple. Je lui dis que je suis assis sur un banc en train de relaxer en admirant la mer. Dix minutes plus tard, je remonte sur ma monture et j'arrive à l'Hôtel Rimouski vers 19h30. Encore une longue journée. Souper avec filet mignon et fromage bleu. Je me couche en écoutant la fin d'une étape de montagne du Tour de France: incroyable de les voir grimper si vite après avoir fait tant de kilomètres. Autant je suis impressionné d'eux, autant que je me trouve ordinaire.
Détails jour 5: Rimouski - Kamouraska
Distance 150,6 km, Temps de vélo 7h25, Moyenne 20,3 km, Gain élévation 566 mètres
Lever à 5h00 comme d'habitude mais avec grande difficulté. C'est ma dernière journée et j'ai 1 100 km de fait. Mon objectif de 1 500 est hors de portée. Toutefois mon objectif secondaire de 1 250 km est toujours atteignable si je n'ai pas une journée de pluie et de vent de face...
Je réussis à partir vers 6h00 et aussitôt le vent de face se lève. Pourquoi Éole est normal aujourd'hui ? Après 30 minutes, la pluie me tombe dessus. Cela va durer une vingtaine de minutes mais elle va revenir 3 fois pendant la journée.
Je décide donc de faire le 150 km qui me manque à tout prix. Je ne regarde plus mon speedomètre qui ne fait que miner mon mental. Chaque mètre que je fais et un de plus. Je peux donc y aller à un rythme modéré sans me confronter avec mon horaire initial. Cette stratégie me repose même si physiquement je dois quand même appuyer fort sur les pédales pour avancer contre ce maudit vent.
Je pense à mon ami Pierre Létourneau qui a commencé vendredi à nager de Lévis à Rivière-du-Loup en 5 jours (180 km). Moi le vent de face et lui le vent de dos, j'espère qu'il en profite. Je saurai plus tard, qu'il n'a pu nager car le bateau qui l'accompagnait ne pouvait par sortir de la marina à cause du vent....
Vers 10h30 j'appelle Linda pour lui dire que je suis près de Cacouna et que je vais mettre fin à mon aventure à Kamouraska. J'y serai vers 14h30.
À Rivière-du-Loup j'arrête pour manger une autre sandwich et un bon Yop. Il ne me reste que 40 km à faire. Le moral est bon car je suis que je vais réussir et que je n'ai pas de blessure.
Arrivé à Kamouraska, je vois Linda et Diane près de l'église. C'est mon fil d'arrivée. Ah quelle satisfaction et soulagement après 5 jours d'efforts continue et une fatigue accumulée importante. Pendant la dernière journée les yeux me fermaient tout seul et je devais rester bien concentrer sur le route afin d'éviter de zigzaguer.
Après trois ans de préparation pour une telle épreuve, je viens de la terminer avec une grande satisfaction mais aussi avec la déception de ne pas avoir atteint la cible ultime, soit 1 500 km. C'était peut-être un peu trop gros pour moi mais on le sait seulement après l'avoir essayé. C'est ça un DÉFI.
Voici comment je me suis senti pendant cette aventure contre Éole:
Un gros merci à Diane de m'avoir accompanger pendant ce périple et de m'avoir supporter en tout temps.
Lever à 5h00 comme d'habitude mais avec grande difficulté. C'est ma dernière journée et j'ai 1 100 km de fait. Mon objectif de 1 500 est hors de portée. Toutefois mon objectif secondaire de 1 250 km est toujours atteignable si je n'ai pas une journée de pluie et de vent de face...
Je réussis à partir vers 6h00 et aussitôt le vent de face se lève. Pourquoi Éole est normal aujourd'hui ? Après 30 minutes, la pluie me tombe dessus. Cela va durer une vingtaine de minutes mais elle va revenir 3 fois pendant la journée.
Je décide donc de faire le 150 km qui me manque à tout prix. Je ne regarde plus mon speedomètre qui ne fait que miner mon mental. Chaque mètre que je fais et un de plus. Je peux donc y aller à un rythme modéré sans me confronter avec mon horaire initial. Cette stratégie me repose même si physiquement je dois quand même appuyer fort sur les pédales pour avancer contre ce maudit vent.
Je pense à mon ami Pierre Létourneau qui a commencé vendredi à nager de Lévis à Rivière-du-Loup en 5 jours (180 km). Moi le vent de face et lui le vent de dos, j'espère qu'il en profite. Je saurai plus tard, qu'il n'a pu nager car le bateau qui l'accompagnait ne pouvait par sortir de la marina à cause du vent....
Vers 10h30 j'appelle Linda pour lui dire que je suis près de Cacouna et que je vais mettre fin à mon aventure à Kamouraska. J'y serai vers 14h30.
À Rivière-du-Loup j'arrête pour manger une autre sandwich et un bon Yop. Il ne me reste que 40 km à faire. Le moral est bon car je suis que je vais réussir et que je n'ai pas de blessure.
Arrivé à Kamouraska, je vois Linda et Diane près de l'église. C'est mon fil d'arrivée. Ah quelle satisfaction et soulagement après 5 jours d'efforts continue et une fatigue accumulée importante. Pendant la dernière journée les yeux me fermaient tout seul et je devais rester bien concentrer sur le route afin d'éviter de zigzaguer.
Après trois ans de préparation pour une telle épreuve, je viens de la terminer avec une grande satisfaction mais aussi avec la déception de ne pas avoir atteint la cible ultime, soit 1 500 km. C'était peut-être un peu trop gros pour moi mais on le sait seulement après l'avoir essayé. C'est ça un DÉFI.
Voici comment je me suis senti pendant cette aventure contre Éole:
Un gros merci à Diane de m'avoir accompanger pendant ce périple et de m'avoir supporter en tout temps.
mercredi 6 juillet 2011
Plan de match pour le Défi Vélo 2011
Le grand jour s'en vient et le départ devrait être mercredi le 13 juillet. Mes entraînements ont diminués en distance. J'alterne entre une journée de vélo, une journée de course à pied et une journée de repos.
Je fais attention à mon alimentation et je ne prend plus de boisson depuis le 3 juillet. J'ai demandé à ATP Nutrition de me faire un plan d'alimentation pour mes 5 jours de vélo. Il ne faut pas que je tombe en panne d'énergie.
Je suis très chanceux car Diane Bussière s'est offerte pour m'accompagner en auto. Elle va en profiter pour visiter la Gaspésie, faire un peu de lecture et s'entraîner. En cas de besoin, elle pourra venir me récupérer sur la route. Linda, ma blonde, va venir nous rejoindre pour la dernière journée.
Voici dont le plan de match :
Je fais attention à mon alimentation et je ne prend plus de boisson depuis le 3 juillet. J'ai demandé à ATP Nutrition de me faire un plan d'alimentation pour mes 5 jours de vélo. Il ne faut pas que je tombe en panne d'énergie.
Je suis très chanceux car Diane Bussière s'est offerte pour m'accompagner en auto. Elle va en profiter pour visiter la Gaspésie, faire un peu de lecture et s'entraîner. En cas de besoin, elle pourra venir me récupérer sur la route. Linda, ma blonde, va venir nous rejoindre pour la dernière journée.
Voici dont le plan de match :
- Départ le mercredi 13 et retour le dimanche le 17
- Vélo de 6 AM à environ 19h00
- Communication avec Diane à 12h00 et 16h00 pour faire le point sur ma progression
- Je vais réservé tous les hotels avant de partir
- Les étapes seront :
- Sainte-Flavie, 330 km
- Grande-Vallée, 270 km
- New-Richmond, 320 km
- Rimouski, 290 km
- Lévis, 300 km
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