Après une année 2012 intégrant un défi en vélo dans les Alpes (Route des Grandes Alpes) et un retour au triathlon Ironman (Mont-Tremblant), j'entreprend l'année 2013 (l'année de mes 55 ans) avec un focus sur les courses en sentier. Cela fait un bon bout de temps que j'ai le goût d'essayer ce type d'activités.
dimanche 2 décembre 2012
jeudi 12 avril 2012
Un défi de plus en 2012 - Grande traversée des Alpes
Pour 2012, je suis toujours en lice pour l'Ironman du Mont-Tremblant le 19 août.
Toutefois, avant ce défi je vais en vivre un autre encore plus exotique au début du mois de juillet, soit la Grande Traversée des Alpes, 700 km en 6 jours avec 16 cols majeurs.
Voici le voyage déjà planifié:
Je prévoyais faire le marathon de Burlington à la fin mai mais je ne serai pas prêt. Je viens donc de revoir complètement mon programme d'entraînement et j'ai pris des mesures drastiques:
À suivre...
Toutefois, avant ce défi je vais en vivre un autre encore plus exotique au début du mois de juillet, soit la Grande Traversée des Alpes, 700 km en 6 jours avec 16 cols majeurs.
- Quatre personnes de la gang des Foubracs sportifs (Christian, Jean, Diane et Michel) vont faire la Grande traversée des Alpes avec 4 amis Français (Didier, Agnés, Rudolphe et Jean) et un acommpagnateur hors-pair en camping car (Benjamin).
- Nous partirons du Québec le 27 juin pour Lyon. Par la suite nous irons en voiture à l'Alpe d'Huez pour grimper cette montagne mytique en vélo (11 km) et coucher au sommet.
- Par la suite nous irons à Évian-les-bains pour 3 jours sur le bord du Lac Léman. Nos amis français vont venir nous rejoindre le lundi 2 juillet.
- Départ le mardi matin 8 juillet pour la Grande traversée, périple de 700 km en 6 jours avec 16 cols majeurs à grimper (260 km de montée). Voici quelques noms bien connus:
- Colombière (16,3 km),
- Roselend (20,3 km),
- l'Iseran (47 km),
- Télégraphe (12 km),
- Galibier (18 km),
- l'Izoard (20 km)
- la Cime de la Bonette en option (45 km, le plus haut sommet accessible de France).
- Par la suite, afin de se reposer les mollets, on va passer 4 jours à Nice....pour courir sur la promenades des Anglais, profiter de la plage, des boutiques et des restos évidemment.
Je prévoyais faire le marathon de Burlington à la fin mai mais je ne serai pas prêt. Je viens donc de revoir complètement mon programme d'entraînement et j'ai pris des mesures drastiques:
- programme de nutrition par Vivaï
- pas d'alcool pour 4 semaines en avril.
À suivre...
mardi 6 septembre 2011
Défi 2012 Ironman Mont-Tremblant - Planification
Hé oui, après trois années consacrées au vélo longue distance, je reviens au triathlon. Le changement m'a fait du bien et maintenant j'ai le goût de nager de nouveau et de courir pleinement.
Pour me remettre au Triathlon et particulièrement à la course à pied (ma grande faiblesse) je dois y aller progressivement. Voici donc mon plan de match pour les prochains mois:
Août-septembre 2011
Pour l'hiver 2012, je vais essayer de faire du ski de fond à chaque week-end. Détails à venir.
Pour me remettre au Triathlon et particulièrement à la course à pied (ma grande faiblesse) je dois y aller progressivement. Voici donc mon plan de match pour les prochains mois:
Août-septembre 2011
- Focus sur la course à pied. Je vais suivre le programme d'entraînement de 14 semaines du Marathon de Montréal pour un demi-marathon autour de 1h45.
- Exercices musculaires surtout pour le haut du corps avant de recommencer à nager, programme de 20 minutes à faire 3 fois par semaine.
- Maintien du programme de course à pied.
- Ajout dans la semaine de ma partie de squash du jeudi avec mon ami Joe.
- Remplacement du petit programme de musculation par ceux du programme P90X, 2 fois semaine.
- Focus sur le programme de musculation P90X, 3 fois semaine
- Deux sorties de course à pied par semaine
- Une partie de squash par semaine
lundi 18 juillet 2011
Résumé - Défi Vélo 5 jours en Gaspésie
C'est fait, c'est réglé correctement. Pas d'accident, pas de blessure, pas de problème d'alimentation et juste un peu de pluie la dernière journée. Par contre, du vent, du vent et toujours du vent de face. Éole était contre moi...
J'ai donc finalement fait 1 250 km en 52 heures de vélo en déplacement. C'était mon objectif minimal, soit la distance de Paris-Brest-Paris. Ma cible de 1 500 km était très agressive. J'avais besoin d'une météo normale avec des vents d'ouest. J'avais estimé mes chances de réussite à 10%.
Malgré cela je suis satisfait de ce défi à 8/10. J'ai travaillé fort à tous les jours. De 6h à 19h en moyenne j'étais en vélo sauf la dernière journée où j'ai arrêté à 14h30 face à un Éole trop fort.
Ce qui a été difficile mentalement c'est de travailler fort tous les jours contre la montre. Je voulais maintenir une moyenne de 25km/hr afin de faire 300 km/jour avant 19h00. J'ai atteint cette moyenne seulement le jour 2.
Dès la première journée, je n'ai pas atteint mon objectif de 330 km où j'avais prévu un vent d'ouest. Le vent du Nord-Est était plutôt au rendez-vous et à 19h30 j'arrivais à Rimouski, épuisé et non à Sainte-Flavie. Une chance que Diane Bussière, mon ange gardien, était là pour me ramasser. Elle l'a fait 4 fois sur les 5 jours...
Un autre gros défi de réaliser. J'ai découvert ma capacité de récupérer rapidement jour après jour et de ne pas lâcher même si l'objectif ultime ne pouvait être atteint. Je suis aussi satisfait de ma préparation: ma condition physique était à point ainsi que mon alimentation (plan fait par ATP Nutrition).
Après trois ans d'entraînement en ultra endurance pour le vélo, j'ai réussi un défi extrême qui a permis encore une fois d'explorer mes limites physiques et mentales.
Merci particulièrement à Diane de m'avoir accompagné pendant ce périple un peu fou, à Linda (mon épouse) d'accepter que je m'entraine autant et de me supporter en tout temps, à Yvan et Jean-Pierre Gagné qui m'ont aidé à affronter le vent sur les 100 premiers km du jour 1.
Michel Maranda, au repos pour quelques jours
J'ai donc finalement fait 1 250 km en 52 heures de vélo en déplacement. C'était mon objectif minimal, soit la distance de Paris-Brest-Paris. Ma cible de 1 500 km était très agressive. J'avais besoin d'une météo normale avec des vents d'ouest. J'avais estimé mes chances de réussite à 10%.
Malgré cela je suis satisfait de ce défi à 8/10. J'ai travaillé fort à tous les jours. De 6h à 19h en moyenne j'étais en vélo sauf la dernière journée où j'ai arrêté à 14h30 face à un Éole trop fort.
Ce qui a été difficile mentalement c'est de travailler fort tous les jours contre la montre. Je voulais maintenir une moyenne de 25km/hr afin de faire 300 km/jour avant 19h00. J'ai atteint cette moyenne seulement le jour 2.
Dès la première journée, je n'ai pas atteint mon objectif de 330 km où j'avais prévu un vent d'ouest. Le vent du Nord-Est était plutôt au rendez-vous et à 19h30 j'arrivais à Rimouski, épuisé et non à Sainte-Flavie. Une chance que Diane Bussière, mon ange gardien, était là pour me ramasser. Elle l'a fait 4 fois sur les 5 jours...
Un autre gros défi de réaliser. J'ai découvert ma capacité de récupérer rapidement jour après jour et de ne pas lâcher même si l'objectif ultime ne pouvait être atteint. Je suis aussi satisfait de ma préparation: ma condition physique était à point ainsi que mon alimentation (plan fait par ATP Nutrition).
Après trois ans d'entraînement en ultra endurance pour le vélo, j'ai réussi un défi extrême qui a permis encore une fois d'explorer mes limites physiques et mentales.
Merci particulièrement à Diane de m'avoir accompagné pendant ce périple un peu fou, à Linda (mon épouse) d'accepter que je m'entraine autant et de me supporter en tout temps, à Yvan et Jean-Pierre Gagné qui m'ont aidé à affronter le vent sur les 100 premiers km du jour 1.
Michel Maranda, au repos pour quelques jours
Détails jour 1: Lévis - Rimouski
Distance 300,4 km, Temps sur le vélo 12h15, Moyenne 24,5 km/hr, Gain élévation 982 mètres
Une première journée des plus décevantes. La commande était grosse, soit de me rendre à Sainte-Flavie, 330 km, en espérant que le vent habituel d'ouest soit avec moi. Eh non, il a viré durant la nuit et je vais l'avoir de face jusqu'à destination. Un départ très difficile. Avant même de donner le premier coup de pédale, mon objectif ultime de 1 500 km semblait déjà hors-portée.
Au moins je n'étais pas seul ce premier matin à 5h30. Diane était venu m'encourager et ramasser mes bagages.
Sur la photo ci-dessous, voici un aperçu de la bouffe que je vais manger lorsque je serai en vélo: barres Vector, barres aux fruits, sachets de compote de pommes, gel GU, gommes à macher GU, gauffre GU, carrés de Rice Krispies, biscuits pattes d'ours, dattes et raisins secs, Gatorade, etc.
Vers 5h45 j'avais aussi rendez-vous avec mon ami Yvan Gagné, car il m'avait offert de m'accompagner pour le début de cette grande aventure. On a pris son frère Jean-Pierre à Montmagny et ils m'ont tiré jusqu'à La Pocatière. Cela a été profitable pour moi car après j'étais fin seul contre le vent.
À partir de Rivière Ouelle, j'était vraiment découragé: ma vitesse oscillait entre 18 et 22 km/hr. Je me demandais quand j'allais casser. Je me suis donc donné comme objectif de me rendre jusqu'au village de Kamouraska (environ 145km), de prendre un bon break et de manger dans un bistro.
Cela ma motivé et km après km face au vent, je progressais. J'essayais de ne pas penser au retard que j'avais sur mon horaire théorique, qui était de faire 150 km pour midi.
Finalement vers 12h30, j'était à Kamouraska dans un merveilleux bistro. Après un bon sandwich extra jambon et deux verres de jus de légumes, je suis reparti vers 13h15 sans trop savoir où j'allais me rendre. Mon nouvel objectif était Rivière-du-Loup (180 km).
Dans cette région, la route 132 sillonne à travers des champs. Il n'y a pas d'arbres pour couper le vent, la route est plate dans tous les sens du terme. Le vélo progresse lentement, les muscles des jambes sont fatigués de pousser constamment sans répit et le mental ne sait plus quoi penser.
Arrivé à Rivière-du-Loup je prend un autre break et je déguste un bon popsicle. C'est évident que je n'arriverai pas à Sainte-Flavie. Je focus donc pour Rimouski et 300km.
Le reste du chemin est arride. Encore des champs et des champs. Au moins à Trois-Pistoles la route est valonnée.
Rendu à Bic, je sais que je vais me rendre à Rimouski mais que ce sera vers 19h30. J'appelle donc Diane afin de lui donner rendez-vous à l'Hotel Rimouski près de la piste cyclable.
Après avoir pédalé 5 km par 5 km afin de me motiver, je coise Diane sur le piste cyclable. Je fais un 2 km de plus afin d'avoir à mon compteur un beau et gros 300 km bien net.
Je fais donc le reste du parcours en auto jusqu'à Mon Joli Motel et on soupe au resto du motel: pavé de flétan.
Une première journée des plus décevantes. La commande était grosse, soit de me rendre à Sainte-Flavie, 330 km, en espérant que le vent habituel d'ouest soit avec moi. Eh non, il a viré durant la nuit et je vais l'avoir de face jusqu'à destination. Un départ très difficile. Avant même de donner le premier coup de pédale, mon objectif ultime de 1 500 km semblait déjà hors-portée.
Au moins je n'étais pas seul ce premier matin à 5h30. Diane était venu m'encourager et ramasser mes bagages.
Sur la photo ci-dessous, voici un aperçu de la bouffe que je vais manger lorsque je serai en vélo: barres Vector, barres aux fruits, sachets de compote de pommes, gel GU, gommes à macher GU, gauffre GU, carrés de Rice Krispies, biscuits pattes d'ours, dattes et raisins secs, Gatorade, etc.
Vers 5h45 j'avais aussi rendez-vous avec mon ami Yvan Gagné, car il m'avait offert de m'accompagner pour le début de cette grande aventure. On a pris son frère Jean-Pierre à Montmagny et ils m'ont tiré jusqu'à La Pocatière. Cela a été profitable pour moi car après j'étais fin seul contre le vent.
À partir de Rivière Ouelle, j'était vraiment découragé: ma vitesse oscillait entre 18 et 22 km/hr. Je me demandais quand j'allais casser. Je me suis donc donné comme objectif de me rendre jusqu'au village de Kamouraska (environ 145km), de prendre un bon break et de manger dans un bistro.
Cela ma motivé et km après km face au vent, je progressais. J'essayais de ne pas penser au retard que j'avais sur mon horaire théorique, qui était de faire 150 km pour midi.
Finalement vers 12h30, j'était à Kamouraska dans un merveilleux bistro. Après un bon sandwich extra jambon et deux verres de jus de légumes, je suis reparti vers 13h15 sans trop savoir où j'allais me rendre. Mon nouvel objectif était Rivière-du-Loup (180 km).
Dans cette région, la route 132 sillonne à travers des champs. Il n'y a pas d'arbres pour couper le vent, la route est plate dans tous les sens du terme. Le vélo progresse lentement, les muscles des jambes sont fatigués de pousser constamment sans répit et le mental ne sait plus quoi penser.
Arrivé à Rivière-du-Loup je prend un autre break et je déguste un bon popsicle. C'est évident que je n'arriverai pas à Sainte-Flavie. Je focus donc pour Rimouski et 300km.
Le reste du chemin est arride. Encore des champs et des champs. Au moins à Trois-Pistoles la route est valonnée.
Rendu à Bic, je sais que je vais me rendre à Rimouski mais que ce sera vers 19h30. J'appelle donc Diane afin de lui donner rendez-vous à l'Hotel Rimouski près de la piste cyclable.
Après avoir pédalé 5 km par 5 km afin de me motiver, je coise Diane sur le piste cyclable. Je fais un 2 km de plus afin d'avoir à mon compteur un beau et gros 300 km bien net.
Je fais donc le reste du parcours en auto jusqu'à Mon Joli Motel et on soupe au resto du motel: pavé de flétan.
Détails jour 2: Sainte-Flavie - Grande Vallée
Distance 268,4 km, Temps de vélo 10h11, Moyenne 26.0 km/hr, Gain élévation 1 773 mètres
Ma plus belle journée de l'aventure. Des paysages extraordinaires, presque toujours sur le bord de la mer, un parfum permanent d'air salin, wow. Un incontournable à voir au Québec.
Départ ves 6h00 du matin avec encore de la déception de la journée précédente. L'objectif est de 268 km et je sais que je vais affronter des côtes vers la fin. Je suis toutefois prêt, les côtes j'aime ça et je suis bien préparé après avoir gravi le Mont-Ventoux trois fois dans la même journée (69 km de montée au total).
La route est variée: c'est valonnée, il y a des virages, tout à fait différent de la veille. Je respire l'air salin à plein poumon et je me plais sur le bord de la mer. Je suis enfin plus relax. Je sais que j'ai de bonne chance d'atteindre mon objectif qui est Grande-Vallée. Je prends donc un peu de temps pour prendre quelques photos.
J'atteind mon objectif de 150 km pour midi à Sainte-Anne-des-Monts avec une moynne de 26,5 km/hr. Le bonheur reviens. Je mange un panini au saumon fumé dans un resto sur le bord de la mer avec Diane.
Je reprends la route et je découvre un accottement extra large pour vélo. Le bonheur total. Il y a peu de village mais on est toujours à quelques mètres du bord de mer. C'est super.
Arrivé à Mont-Saint-Pierre, c'est l'apothéose. Quel paysage et beau village. J'en profite pour manger mon popsicle en roulant tranquillement sur leur sentier aménagé près de la plage.
Arrivé près de Sainte-Madeleine, je sais que les côtes vont bientôt me faire suer. Je commence à grimper après 245 km au compteur. Ce sera de bonnes côtes de 10 à 12% et des descentes pendant une vingtaine de km. La plus grosse est de 6 km pour un dénivellé de 181 mètres. J'ai des données précises car j'ai avec moi un GPS Garmin 705 pour vélo.
Entre deux côtes, j'appelle Diane au cellulaire pour l'informer de ma progession: j'ai pas de réponse. Après quelques tentatives je suis inquiet car j'ai vu deux ambulances filer à toute allure vers Grande-Vallée. A-t-elle manqué une courbe, manquer de freins....
Eh bien non, arrivé au Motel Frigault des Monts, elle m'attend dans sa chaise en discutant avec des travailleurs pour les futurs éoliennes et qui sont en pension durant la semaine au Motel. C'est simplement un problème de communication avec son cellulaire de Bell pour cette région. Pourtant le mien avec Koodo, fonctionnait bien...
Souper dans un petit resto du coin: club au homard et une bonne bière.
Ma plus belle journée de l'aventure. Des paysages extraordinaires, presque toujours sur le bord de la mer, un parfum permanent d'air salin, wow. Un incontournable à voir au Québec.
Départ ves 6h00 du matin avec encore de la déception de la journée précédente. L'objectif est de 268 km et je sais que je vais affronter des côtes vers la fin. Je suis toutefois prêt, les côtes j'aime ça et je suis bien préparé après avoir gravi le Mont-Ventoux trois fois dans la même journée (69 km de montée au total).
La route est variée: c'est valonnée, il y a des virages, tout à fait différent de la veille. Je respire l'air salin à plein poumon et je me plais sur le bord de la mer. Je suis enfin plus relax. Je sais que j'ai de bonne chance d'atteindre mon objectif qui est Grande-Vallée. Je prends donc un peu de temps pour prendre quelques photos.
J'atteind mon objectif de 150 km pour midi à Sainte-Anne-des-Monts avec une moynne de 26,5 km/hr. Le bonheur reviens. Je mange un panini au saumon fumé dans un resto sur le bord de la mer avec Diane.
Je reprends la route et je découvre un accottement extra large pour vélo. Le bonheur total. Il y a peu de village mais on est toujours à quelques mètres du bord de mer. C'est super.
Arrivé à Mont-Saint-Pierre, c'est l'apothéose. Quel paysage et beau village. J'en profite pour manger mon popsicle en roulant tranquillement sur leur sentier aménagé près de la plage.
Arrivé près de Sainte-Madeleine, je sais que les côtes vont bientôt me faire suer. Je commence à grimper après 245 km au compteur. Ce sera de bonnes côtes de 10 à 12% et des descentes pendant une vingtaine de km. La plus grosse est de 6 km pour un dénivellé de 181 mètres. J'ai des données précises car j'ai avec moi un GPS Garmin 705 pour vélo.
Entre deux côtes, j'appelle Diane au cellulaire pour l'informer de ma progession: j'ai pas de réponse. Après quelques tentatives je suis inquiet car j'ai vu deux ambulances filer à toute allure vers Grande-Vallée. A-t-elle manqué une courbe, manquer de freins....
Eh bien non, arrivé au Motel Frigault des Monts, elle m'attend dans sa chaise en discutant avec des travailleurs pour les futurs éoliennes et qui sont en pension durant la semaine au Motel. C'est simplement un problème de communication avec son cellulaire de Bell pour cette région. Pourtant le mien avec Koodo, fonctionnait bien...
Souper dans un petit resto du coin: club au homard et une bonne bière.
Détails jour 3: Grande-Vallée - Paspébiac
Distance 282 km, Temps de vélo 11h41, Gain en élévation 2 700 mètres
La journée où j'ai vécu la pire avant-midi et la plus belle après-midi. Tout un contraste.
En partant de Grande-Vallée je savais qu'il y avait encore des côtes mais je n''avais pas d'idée sur le nombre de km et le niveau de difficulté. Il y avait tellement de personne qui m'avais parlé des côtes de La Madeleine que j'avais passé la veille, que je pensais que le pire était fait...
Eh bien non, de Grande-Vallée à Rivière-au-Renard, je me suis tapé 63 km non stop avec un grosse chaleur. J'en ai sué un bon coup. J'ai pris régulièrement des capsules d'électrolytes pour compenser mes pertes élevées de sodium. J'ai eu droit à deux murs de 14%. La plus longe côte était de 10,3 km. J'aime les côtes mais encore là je savais que je perdais beaucoup de temps. L'objectif de la journée était New Richmond, soit 320 km. C'était en fait beaucoup trop et encore là j'étais découragé de ne pas pouvoir m'y rendre.
Arrivé à Rivière-au-Renard, Diane m'y attendait et je devais absolument manger. Après une sandwich au poulet et un jus de légumes je repartais avec le moral au plus bas.
Sur la route 197 (je n'ai pas fait le Parc Forillon) la route montait encore: des faux plats à ne plus finir. Je savais que j'allais redescendre mais encore là je perdais beaucoup de temps et d'énergie.
J'ai finalement arrêté diner avec Diane au club de Golf de Fort Prevel entre Gaspé et Percé. Une autre sandwich aux oeufs et encore un jus de légumes pour le sodium. On se donne rendez-vous à Percé afin que Diane profites de ce super village.
Je reprends la route après une bonne pause de 40 minutes. Les villages sont modestes et le paysage ordinaire. Par contre, le vent est absent. Le moral reviens car pour la première fois je roule à 30-32 km/hr. J'ai de bonnes sensations et enfin je fais du vélo comme je suis capable.
Avant Percé, il y a de bonnes côtes. Je le sais et je me sens prêt. J'ai bien récupéré et le moral est bon. Je les attaque et sans grande difficulté je les grimpe assez bien. Arrivé en haut de la dernière je prends la peine de prendre une photo souvenir.
J'appelle Diane et elle est au quai. Je lui dis que je continue, mon feeling est bon et que je veux en faire le plus possible. J'ai au compteur 170 km et il est près de 15h30. Je repars et j'ai enfin un vent de dos. Youppi.
Je roule, je roule et je roule. J'ai un super bon feeling mais si je sais que New Richmond est inatteignable avant la noirceur. Je me rend compte que je me suis trompé de 20 km dans les distances. C'était finalement une étape de 340 km et non de 320. Je voulais donc que Diane en fasses le moins possible pour venir me récupérer. Tout un défi comtre la montre, encore un fois.
Je l'appelle donc vers 18h00 à l'hôtel et lui demande de venir me chercher à partir de 19h00. On se croise à Paspebiac vers 19h45 et j'ai au compteur 282 km. On va en faire près de 60 en auto.
On mange un subway sur le pouce car il est trop tard pour aller au resto.^
La journée où j'ai vécu la pire avant-midi et la plus belle après-midi. Tout un contraste.
En partant de Grande-Vallée je savais qu'il y avait encore des côtes mais je n''avais pas d'idée sur le nombre de km et le niveau de difficulté. Il y avait tellement de personne qui m'avais parlé des côtes de La Madeleine que j'avais passé la veille, que je pensais que le pire était fait...
Eh bien non, de Grande-Vallée à Rivière-au-Renard, je me suis tapé 63 km non stop avec un grosse chaleur. J'en ai sué un bon coup. J'ai pris régulièrement des capsules d'électrolytes pour compenser mes pertes élevées de sodium. J'ai eu droit à deux murs de 14%. La plus longe côte était de 10,3 km. J'aime les côtes mais encore là je savais que je perdais beaucoup de temps. L'objectif de la journée était New Richmond, soit 320 km. C'était en fait beaucoup trop et encore là j'étais découragé de ne pas pouvoir m'y rendre.
Arrivé à Rivière-au-Renard, Diane m'y attendait et je devais absolument manger. Après une sandwich au poulet et un jus de légumes je repartais avec le moral au plus bas.
Sur la route 197 (je n'ai pas fait le Parc Forillon) la route montait encore: des faux plats à ne plus finir. Je savais que j'allais redescendre mais encore là je perdais beaucoup de temps et d'énergie.
J'ai finalement arrêté diner avec Diane au club de Golf de Fort Prevel entre Gaspé et Percé. Une autre sandwich aux oeufs et encore un jus de légumes pour le sodium. On se donne rendez-vous à Percé afin que Diane profites de ce super village.
Je reprends la route après une bonne pause de 40 minutes. Les villages sont modestes et le paysage ordinaire. Par contre, le vent est absent. Le moral reviens car pour la première fois je roule à 30-32 km/hr. J'ai de bonnes sensations et enfin je fais du vélo comme je suis capable.
Avant Percé, il y a de bonnes côtes. Je le sais et je me sens prêt. J'ai bien récupéré et le moral est bon. Je les attaque et sans grande difficulté je les grimpe assez bien. Arrivé en haut de la dernière je prends la peine de prendre une photo souvenir.
J'appelle Diane et elle est au quai. Je lui dis que je continue, mon feeling est bon et que je veux en faire le plus possible. J'ai au compteur 170 km et il est près de 15h30. Je repars et j'ai enfin un vent de dos. Youppi.
Je roule, je roule et je roule. J'ai un super bon feeling mais si je sais que New Richmond est inatteignable avant la noirceur. Je me rend compte que je me suis trompé de 20 km dans les distances. C'était finalement une étape de 340 km et non de 320. Je voulais donc que Diane en fasses le moins possible pour venir me récupérer. Tout un défi comtre la montre, encore un fois.
Je l'appelle donc vers 18h00 à l'hôtel et lui demande de venir me chercher à partir de 19h00. On se croise à Paspebiac vers 19h45 et j'ai au compteur 282 km. On va en faire près de 60 en auto.
On mange un subway sur le pouce car il est trop tard pour aller au resto.^
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