jeudi 15 août 2013

24 heures du lac Beauport, Archibald, août 213


Cela fait déjà quelques années que j’avais « spotté » cet événement sans trop savoir le mode de fonctionnement.  Toutefois, tourner en rond autour du Lac Beauport sur un parcours très vallonné de 7,6km pendant 24 heures sans aucun temps d’arrêt me semblait de la pure folie. 

En 2011 je n’ai pas participé au fameux Paris-Brest-Paris (1 250 km en moins de 90 heures) car je n’aimais pas le fait d’être obligé de rouler la nuit, certainement sous la pluie, sur des chemins ouverts à la circulation et ce, avec très peu de sommeil.  Je trouvais cela trop dangereux….et ma blonde aussi.

Pour 2013, désirant toujours faire des épreuves de longue distance en vélo, mais dans un environnement sécuritaire, je me suis alors vraiment intéressé au 24 heures du Lac Beauport.  Une activité organisée par une OSBL pour ramasser de l’argent pour 4 fondations principalement pour des jeunes, dont Rêves d’enfants. 

Alors GO pour le Défi et GO pour aider les jeunes.  J’ai décidé que mon budget de compétitions ira cette année à cette activité. 

C’est quoi ce 24 heures?

En fait, les cyclistes du 24 heures roulent toujours en un seul peloton à une vitesse moyenne très raisonnable de 22 km/hr : on monte les côtés à 12km/hr et on se laisse aller dans les descentes.  Ce n’est pas comme une course et personne ne cherche à impressionner personne.   En fait c’est une belle camaraderie qui s’installe entre les vétérans et les nouveaux.  Certains le font en équipe et se relaie lorsqu’il le désire  et d’autres en solo pour tenter de faire le 24 heures sans manquer un seul tour.  En 2013 nous étions 35 cyclistes dont 6 inscrits en solo.
 
L’activité est très bien organisée et sécuritaire.  Une voiture de tête accompagne le peloton en tout temps et un camion protège nos arrières.  La nuit la voiture de tête est même équipée d’un système d’éclairage assez ludique.


  

Les bénévoles, près de 60, sont omniprésents et expérimentés.  Il en a sur le parcours pour arrêter le trafic et nous permettre de rouler sans arrêt, comme ma blonde Linda a fait.  Il y a aussi qui nous fournissent de la bouffe au point de ravitaillement à chaque heure.  Le menu est connu d’avance.  Si on veut quelque chose de différent, on n’a qu’à l’apporter.

Dans le peloton, un cycliste a une radio pour être en contact avec les voitures et le point de ravitaillement.  Si un cycliste a besoin de quelque chose (bouffe, vêtement), le radioman  contacte le contrôleur, place la demande et un bénévole va chercher le bien convoité afin de le remettre rapidement au cycliste lorsqu’il passe au point de ravitaillement.  C’est super efficace. 

C’est bien beau tout cela mais comment on fait pour pédaler pendant 24 heures et ce, sans manquer un seul tour ?

C’est certain qu’il faut être très bien entraîné, surtout à monter des côtes car en pratique on ne fait que monter et descendre sur ce parcours. 

·         Il faut être prêt mentalement  à rouler très très très longtemps.  En fait, il faut oublier la notion de temps.  On parle avec les autres, on boit à chaque tour, on mange à chaque deux tours, etc.  On échange aussi avec des joueurs de hockey de la NHL (Mathieu Garon du Lightning, Steve Bernier des Devils) qui ont peu d’expérience en vélo de route mais qui font l’effort de venir supporter la bonne cause.  Il y avait aussi Yvan Waddell, un cycliste olympique, qui nous a accompagné comme commanditaire principal pour Archibald.

·         Il faut être toujours à l’écoute de notre corps.  Si on a froid ou chaud, il faut ajuster nos vêtements assez rapidement.  Si on a un problème à un genou ou dans le haut du dos par exemple, on essaie de changer notre position pour que le mal passe et on prend deux advils pour engourdir le mal.

·         Lorsqu’on doit aller aux toilettes, on doit alors devancer le peloton pour gagner du temps puis le rattraper pour ne pas perdre un tour. J’ai été chanceux car j’ai eu besoin de faire seulement une dizaine de pipi sur le bord du chemin en 30-40 secondes.   J’espérais ne pas avoir besoin de faire de no 2 afin de ne pas m’éloigner trop du peloton.

·         Pendant la nuit, il faut combattre le sommeil évidemment.  Les paupières sont lourdes et avec la fatigue il faut faire de grands efforts pour garder les yeux ouverts.  Pour m’aider j’ai pris un wake up vers 23h  et un autre vers 3h.  L’on doit garder en tout temps le focus sur la route et surtout dans les descentes de 50-60 km/hr.   En fait c’est l’aspect qui m’inquiétait le plus car je ne suis pas un bon descendeur.  J’ai déjà fait des 24 heures à pied (Mont Saint-Anne) et en ski de fond et c’est pas mal moins risqué qu’en vélo.

·         Finalement au niveau de la bouffe, il faut bien se connaître.  J’ai une bonne expérience à ce sujet et en tout temps j’ai été bien contenté par le menu qui était proposé.  J’avais en complément mes jujubes habituels, mes sachets de compote de fruits,  des carrés aux dattes et des carrés aux rice krispies.   

Sur un 24 heures le moment le plus attendu est le lever du soleil.  Aussitôt que le ciel commence à s’éclairer, notre esprit se revigore et on sent un regain d’énergie.   Pendant la nuit, c’est relativement froid surtout dans les descentes à 60 km/hr.  Le corps est content de sentir la chaleur rayonnante du soleil et on n’a plus besoin de combattre le froid.  Le matin on a aussi une nouvelle énergie qui vient avec l’arrivée progressive de nouveaux cyclistes.  Pendant la nuit on a été quelques heures seulement 5 cyclistes.  C’est une très petite gang pour se garder motiver.  Le renfort des autres est donc très important.

Et puis le résultat final! ,

Eh oui, j’ai réussi ce nouveau défi avec beaucoup de fierté.  Je m’étais donné comme objectif de faire 20 heures car je pensais bien devoir sauter des tours pour bien manger, me changer et aller aux toilettes.  Finalement j’ai réussi à m’adapter rapidement au mode de fonctionnement du groupe et réussi à tout faire.  Je suis particulièrement heureux car j’ai su, le vendredi avant l’événement, que l’enfant qui va profiter de la bourse remis à Rêves d’enfants est le neveu (Charles Desrochers 13 ans) d’une très bonne amie du bureau, Mireille Ouellet.
 
 Michel (gauche) et Charles à droite
On est  4 nouveaux amis cyclistes (Francis Cloutier, Alexandre Moisan, Patrick Vien) qui ont réussi en 2013 de faire le 24 heures et il y a aussi deux marcheurs avec 14 tours, 106 km (Beniamino Colombo, Marlène Bouillon).

Michel, Alexandre, Beniamino, Marlène, Francis, Patrick et la mascotte Rêves d'enfants

 On a fait 59 tours du lac pour un total de 447 km et un dénivelé de 7 716 mètres.

Plus de 47 500$ ont été récoltés en dons et commandites et seront remis aux fondations suivantes : Fondation Rêves d’Enfants, La Fondation québécoise du cancer, La Maison des Jeunes Lac-Beauport et La Fondation Cité-Joie.

Un gros merci à l’organisateur en chef, Philippe Canac-Marquis, et à sa gang de bénévoles pour avoir réussi à nous faire vivre un très beau 24 heures.



Philippe en pleine forme

 

samedi 23 février 2013

Défi 2013

C'est décidé, je vais focuser sur le vélo cet été et non sur la course à pied.

Mon défi sera de faire Les cinglés de Mont Mégantic, une nouveauté de moi-même en amériques copiée sur Les cinglés de Mont Ventoux.

Alors pour faire l'équivalent du dénivellé des 3 routes du Mont-Ventoux (4400 mêtres), il faut faire le Mont Mégantic (544 mêtres) 8 fois dans la même journée. Si cela vous intéresse, faites-moi signe.

Je vais donc me faire un plan d'entraînement en conséquence, et encore une fois, essayer de perdre du poids...

Voici un plan préliminaire

Courses/Training

Février/mars, entraînement de vélo intérieur avec mon ami Jean-Pierre Morin:  2 heures le samedi et un autre 2 heures le dimanche

Début mars: Tour of Sufferlandria (11 heures de vélo en mode intervalle sur 9 jours consécutifs):  Moi et Jean-Pierre on va le faire en 3 jours

Mai, le 25, Raid en vélo Banque Nationale, Parcours des anses.

Juin, 25 et 26, aller au Nouveau Brunswick pour voir la belle-famille, soit 600 km en 2 jours de vélo

Août, 10 et 11, le 24h du Lac Beauport pour des causes réliées aux enfants.  Je vais voir combien d'heures je vais tenir...Objectif 20 heures.
Août, 17 ou 18, Les cinglés du Mont Méganctic (Mon Défi 2013) 
Septembre, le 7, Marathon du Médoc, France (avec 2 semaines de vacances)
 

dimanche 2 décembre 2012

Planification pour 2013

Après une année 2012 intégrant un défi en vélo dans les Alpes (Route des Grandes Alpes) et un retour au triathlon Ironman (Mont-Tremblant), j'entreprend l'année 2013 (l'année de mes 55 ans) avec un focus sur les courses en sentier.  Cela fait un bon bout de temps que j'ai le goût d'essayer ce type d'activités.

jeudi 12 avril 2012

Un défi de plus en 2012 - Grande traversée des Alpes

Pour 2012, je suis toujours en lice pour l'Ironman du Mont-Tremblant le 19 août.

Toutefois, avant ce défi je vais en vivre un autre encore plus exotique au début du mois de juillet, soit la Grande Traversée des Alpes, 700 km en 6 jours avec 16 cols majeurs.
 
Voici le voyage déjà planifié:
  • Quatre personnes de la gang des Foubracs sportifs (Christian, Jean, Diane et Michel) vont faire la Grande traversée des Alpes avec 4 amis Français (Didier, Agnés, Rudolphe et Jean) et un acommpagnateur hors-pair en camping car (Benjamin).
  • Nous partirons du Québec le 27 juin pour Lyon. Par la suite nous irons en voiture à l'Alpe d'Huez pour grimper cette montagne mytique en vélo (11 km) et coucher au sommet.
  • Par la suite nous irons à Évian-les-bains pour 3 jours sur le bord du Lac Léman. Nos amis français vont venir nous rejoindre le lundi 2 juillet.
  • Départ le mardi matin 8 juillet pour la Grande traversée, périple de 700 km en 6 jours avec 16 cols majeurs à grimper (260 km de montée). Voici quelques noms bien connus:
    • Colombière (16,3 km),
    • Roselend (20,3 km),
    • l'Iseran (47 km),
    • Télégraphe (12 km),
    • Galibier (18 km),
    • l'Izoard (20 km)
    • la Cime de la Bonette en option (45 km, le plus haut sommet accessible de France).
  • Par la suite, afin de se reposer les mollets, on va passer 4 jours à Nice....pour courir sur la promenades des Anglais, profiter de la plage, des boutiques et des restos évidemment.
Entre-temps, j'essai de me préparer pour l'ironman mais j'ai eu beaucoup de difficulté à être régulier dans mes entraînements.  Je constate que mes quelques entraînements en ski de fond, course à pied en raquette, Pentathlon des neiges et vacances dans le Sud ont considérablement affecté ma progression.  D'ailleurs j'ai nagé seulement deux fois depuis le début de l'année.....

Je prévoyais faire le marathon de Burlington à la fin mai mais je ne serai pas prêt.  Je viens donc de revoir complètement mon programme d'entraînement et j'ai pris des mesures drastiques:
  • programme de nutrition par Vivaï
  • pas d'alcool pour 4 semaines en avril. 
Ça aussi c'est tout un défi.

À suivre...

mardi 6 septembre 2011

Défi 2012 Ironman Mont-Tremblant - Planification

Hé oui, après trois années consacrées au vélo longue distance, je reviens au triathlon.  Le changement m'a fait du bien et maintenant j'ai le goût de nager de nouveau et de courir pleinement.

Pour me remettre au Triathlon et particulièrement à la course à pied (ma grande faiblesse) je dois y aller progressivement.  Voici donc mon plan de match pour les prochains mois:

Août-septembre 2011
  • Focus sur la course à pied.  Je vais suivre le programme d'entraînement de 14 semaines du Marathon de Montréal pour un demi-marathon autour de 1h45.
  • Exercices musculaires surtout pour le haut du corps avant de recommencer à nager, programme de 20 minutes à faire 3 fois par semaine.
Octobre-novembre 2011
  • Maintien du programme de course à pied.
  • Ajout dans la semaine de ma partie de squash du jeudi avec mon ami Joe. 
  • Remplacement du petit programme de musculation par ceux du programme P90X, 2 fois semaine.  
Décembre 2011
  • Focus sur le programme de musculation P90X, 3 fois semaine
  • Deux sorties de course à pied par semaine
  • Une partie de squash par semaine

Pour l'hiver 2012, je vais essayer de faire du ski de fond à chaque week-end.  Détails à venir.

lundi 18 juillet 2011

Résumé - Défi Vélo 5 jours en Gaspésie

C'est fait, c'est réglé correctement. Pas d'accident, pas de blessure, pas de problème d'alimentation et juste un peu de pluie la dernière journée. Par contre, du vent, du vent et toujours du vent de face. Éole était contre moi...

J'ai donc finalement fait 1 250 km en 52 heures de vélo en déplacement. C'était mon objectif minimal, soit la distance de Paris-Brest-Paris. Ma cible de 1 500 km était très agressive. J'avais besoin d'une météo normale avec des vents d'ouest. J'avais estimé mes chances de réussite à 10%.

Malgré cela je suis satisfait de ce défi à 8/10. J'ai travaillé fort à tous les jours. De 6h à 19h en moyenne j'étais en vélo sauf la dernière journée où j'ai arrêté à 14h30 face à un Éole trop fort.

Ce qui a été difficile mentalement c'est de travailler fort tous les jours contre la montre. Je voulais maintenir une moyenne de 25km/hr afin de faire 300 km/jour avant 19h00. J'ai atteint cette moyenne seulement le jour 2.

Dès la première journée, je n'ai pas atteint mon objectif de 330 km où j'avais prévu un vent d'ouest. Le vent du Nord-Est était plutôt au rendez-vous et à 19h30 j'arrivais à Rimouski, épuisé et non à Sainte-Flavie. Une chance que Diane Bussière, mon ange gardien, était là pour me ramasser. Elle l'a fait 4 fois sur les 5 jours...

Un autre gros défi de réaliser. J'ai découvert ma capacité de récupérer rapidement jour après jour et de ne pas lâcher même si l'objectif ultime ne pouvait être atteint. Je suis aussi satisfait de ma préparation: ma condition physique était à point ainsi que mon alimentation (plan fait par ATP Nutrition).

Après trois ans d'entraînement en ultra endurance pour le vélo, j'ai réussi un défi extrême qui a permis encore une fois d'explorer mes limites physiques et mentales.

Merci particulièrement à Diane de m'avoir accompagné pendant ce périple un peu fou, à Linda (mon épouse) d'accepter que je m'entraine autant et de me supporter en tout temps, à Yvan et Jean-Pierre Gagné qui m'ont aidé à affronter le vent sur les 100 premiers km du jour 1.

Michel Maranda, au repos pour quelques jours

Détails jour 1: Lévis - Rimouski

Distance 300,4 km, Temps sur le vélo 12h15, Moyenne 24,5 km/hr, Gain élévation 982 mètres

Une première journée des plus décevantes. La commande était grosse, soit de me rendre à Sainte-Flavie, 330 km, en espérant que le vent habituel d'ouest soit avec moi. Eh non, il a viré durant la nuit et je vais l'avoir de face jusqu'à destination. Un départ très difficile. Avant même de donner le premier coup de pédale, mon objectif ultime de 1 500 km semblait déjà hors-portée.

Au moins je n'étais pas seul ce premier matin à 5h30. Diane était venu m'encourager et ramasser mes bagages.

Sur la photo ci-dessous, voici un aperçu de la bouffe que je vais manger lorsque je serai en vélo: barres Vector, barres aux fruits, sachets de compote de pommes, gel GU, gommes à macher GU, gauffre GU, carrés de Rice Krispies, biscuits pattes d'ours, dattes et raisins secs, Gatorade, etc.



Vers 5h45 j'avais aussi rendez-vous avec mon ami Yvan Gagné, car il m'avait offert de m'accompagner pour le début de cette grande aventure. On a pris son frère Jean-Pierre à Montmagny et ils m'ont tiré jusqu'à La Pocatière. Cela a été profitable pour moi car après j'étais fin seul contre le vent.



À partir de Rivière Ouelle, j'était vraiment découragé: ma vitesse oscillait entre 18 et 22 km/hr. Je me demandais quand j'allais casser. Je me suis donc donné comme objectif de me rendre jusqu'au village de Kamouraska (environ 145km), de prendre un bon break et de manger dans un bistro.

Cela ma motivé et km après km face au vent, je progressais. J'essayais de ne pas penser au retard que j'avais sur mon horaire théorique, qui était de faire 150 km pour midi.

Finalement vers 12h30, j'était à Kamouraska dans un merveilleux bistro. Après un bon sandwich extra jambon et deux verres de jus de légumes, je suis reparti vers 13h15 sans trop savoir où j'allais me rendre. Mon nouvel objectif était Rivière-du-Loup (180 km).




Dans cette région, la route 132 sillonne à travers des champs. Il n'y a pas d'arbres pour couper le vent, la route est plate dans tous les sens du terme. Le vélo progresse lentement, les muscles des jambes sont fatigués de pousser constamment sans répit et le mental ne sait plus quoi penser.

Arrivé à Rivière-du-Loup je prend un autre break et je déguste un bon popsicle. C'est évident que je n'arriverai pas à Sainte-Flavie. Je focus donc pour Rimouski et 300km.

Le reste du chemin est arride. Encore des champs et des champs. Au moins à Trois-Pistoles la route est valonnée.

Rendu à Bic, je sais que je vais me rendre à Rimouski mais que ce sera vers 19h30. J'appelle donc Diane afin de lui donner rendez-vous à l'Hotel Rimouski près de la piste cyclable.

Après avoir pédalé 5 km par 5 km afin de me motiver, je coise Diane sur le piste cyclable. Je fais un 2 km de plus afin d'avoir à mon compteur un beau et gros 300 km bien net.

Je fais donc le reste du parcours en auto jusqu'à Mon Joli Motel et on soupe au resto du motel: pavé de flétan.