Distance 150,6 km, Temps de vélo 7h25, Moyenne 20,3 km, Gain élévation 566 mètres
Lever à 5h00 comme d'habitude mais avec grande difficulté. C'est ma dernière journée et j'ai 1 100 km de fait. Mon objectif de 1 500 est hors de portée. Toutefois mon objectif secondaire de 1 250 km est toujours atteignable si je n'ai pas une journée de pluie et de vent de face...
Je réussis à partir vers 6h00 et aussitôt le vent de face se lève. Pourquoi Éole est normal aujourd'hui ? Après 30 minutes, la pluie me tombe dessus. Cela va durer une vingtaine de minutes mais elle va revenir 3 fois pendant la journée.
Je décide donc de faire le 150 km qui me manque à tout prix. Je ne regarde plus mon speedomètre qui ne fait que miner mon mental. Chaque mètre que je fais et un de plus. Je peux donc y aller à un rythme modéré sans me confronter avec mon horaire initial. Cette stratégie me repose même si physiquement je dois quand même appuyer fort sur les pédales pour avancer contre ce maudit vent.
Je pense à mon ami Pierre Létourneau qui a commencé vendredi à nager de Lévis à Rivière-du-Loup en 5 jours (180 km). Moi le vent de face et lui le vent de dos, j'espère qu'il en profite. Je saurai plus tard, qu'il n'a pu nager car le bateau qui l'accompagnait ne pouvait par sortir de la marina à cause du vent....
Vers 10h30 j'appelle Linda pour lui dire que je suis près de Cacouna et que je vais mettre fin à mon aventure à Kamouraska. J'y serai vers 14h30.
À Rivière-du-Loup j'arrête pour manger une autre sandwich et un bon Yop. Il ne me reste que 40 km à faire. Le moral est bon car je suis que je vais réussir et que je n'ai pas de blessure.
Arrivé à Kamouraska, je vois Linda et Diane près de l'église. C'est mon fil d'arrivée. Ah quelle satisfaction et soulagement après 5 jours d'efforts continue et une fatigue accumulée importante. Pendant la dernière journée les yeux me fermaient tout seul et je devais rester bien concentrer sur le route afin d'éviter de zigzaguer.
Après trois ans de préparation pour une telle épreuve, je viens de la terminer avec une grande satisfaction mais aussi avec la déception de ne pas avoir atteint la cible ultime, soit 1 500 km. C'était peut-être un peu trop gros pour moi mais on le sait seulement après l'avoir essayé. C'est ça un DÉFI.
Voici comment je me suis senti pendant cette aventure contre Éole:
Un gros merci à Diane de m'avoir accompanger pendant ce périple et de m'avoir supporter en tout temps.
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